La dépense énergétique

Le seul fait d'exister nécessitant de l'énergie, il existe une production d'énergie de base, appelée métabolisme de base, liée à la vie des cellules et à l'activité minimum de base des appareils assurant les grandes fonctions (circulation, respiration, excrétion, digestion) et le tonus musculaire.

Cette dépense énergétique de base se définit alors comme étant, chez un individu adulte, la quantité d'énergie dépensée lorsqu'il est au repos, à jeun depuis une douzaine d'heures et placé dans une enceinte dont la température est telle qu'il n'ait à lutter, ni contre le froid, ni contre la chaleur.

Certains facteurs influent sur cette dépense énergétique de base :

  • le sexe : la femme ayant une masse adipeuse plus importante et un taux d'hormones sexuelles plus faible, son métabolisme de base est de 5 à 10% inférieur à celui de l'homme
  • l'âge : l'enfant et l'adolescent ont au cours de la croissance, qui est une période de constitution (synthèses protéiques) et de développement, un métabolisme de base supérieur à celui de l'adulte. Cette dépense énergétique supplémentaire est due, d'une part, au fait que l'énergie apportée par les aliments est incorporée à l'état d'énergie chimique potentielle dans les tissus nouvellement formés et, d'autre part, à la réalisation de synthèses organiques nécessaire à l'édification des tissus nouveaux

A l'âge adulte, l'activité métabolique de base diminue d'environ 2% tout les 10 ans. Cette diminution est en grande partie due à une variation de la constitution corporelle.

  • la surface corporelle : la valeur du métabolisme de base est proportionnelle à la surface corporelle qui diffère d'un individu à l'autre. Elle est déterminée à partir de la taille et du poids (masse corporelle) du sujet (nomogramme de Boothbyet Sandiford)
  • des dysfonctionnements hormonaux, des variations du tonus musculaire, du climat et des saisons
  • La valeur de cette dépense énergétique de base est généralement exprimée en équivalent calorique (Kcal) en fonction de la surface corporelle du sujet(mètre carré) et du temps(heure)

Ainsi, selon les modalités d'expression choisies, le métabolisme de base sera :

  • chez l'homme de 39 Kcal /24h ou de 1 Kcal par Kg de poids corporel et par heure
  • chez la femme il sera de 34 Kcal/m²/h ou de 40W/m² ou de 1300 Kcal/24h


Facteurs entraînant la variation de la dépense énergétique

La dépense énergétique étant inhérente au fonctionnement de l'organisme, trois facteurs principaux sont capables de la faire varier :

  • le travail musculaire
  • les besoins de thermorégulation
  • l'action dynamique spécifique des aliments


Le travail musculaire

C'est le facteur qui apporte les plus grandes modifications au métabolisme énergétique, puisque toute activité musculaire est productrice d'énergie, dont 20 à 25% est transformée en énergie mécanique et 75 à 80% en énergie thermique.

Cette dépense énergétique est proportionnelle à la masse musculaire mise en jeu et à l'intensité et à la durée du travail musculaire effectué.

Au cours d'activités comme la marche et la course à pied, la dépense énergétique augmente de façon linéaire avec la puissance et cela jusqu'à des intensités d'exercices égales à 50% environ de la puissance maximale (Flandrois 1984).

D'une manière générale, le calcul de la dépense énergétique liée à l'activité musculaire devra prendre en compte l'activité professionnelle et l'activité physique et sportive du sujet.

Ainsi, le coût énergétique du travail musculaire fourni peut être faible chez le sédentaire (de l'ordre de 1 000 Kcal /24h),il peut, chez les sportifs de haut niveau, dépasser les 5 000 Kcal /24h.

Les besoins de la thermorégulation

La thermorégulation étant l'ensemble des mécanismes thermorégulateurs chargés d'assurer une égalité entre la production de chaleur (thermogenèse) et sa déperdition (thermolyse), toute variation de la température extérieure, au dessous ou au dessus de 20 à 22° (zone de neutralité thermique) entraînant une production d'énergie et, de ce fait, augmentera la dépense énergétique de base.

La lutte de l'organisme contre le froid(augmentation de la thermogenèse) et contre le chaud(augmentation de la thermolyse) sera donc génératrice de dépenses énergétiques supplémentaires, nécessitant, de ce fait, une alimentation adaptée.

Ainsi, lors d'exposition prolongée au froid, la valeur du métabolisme de base peut atteindre jusqu'à 4 fois sa valeur de repos.

L'action dynamique spécifique des aliments

L'assimilation métabolique des aliments consommés entraîne une augmentation de la thermogenèse. Cette dépense énergétique supplémentaire est due, en effet, à la digestion, à la résorption et à la transformation des substances nutritives et va varier en fonction de la nature des nutriments ingérés.

Ainsi, l'action dynamique spécifique des glucides, représente une augmentation de la dépense énergétique de base à l'ordre de 5 à 9%, de 3 à 4% pour les lipides, de 15 à 20% pour les protides et de 6 à 10% environ pour un repas équilibré.

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